Hommage à Gracchus Babeuf
Samedi, cérémonie souvenir sur le parvis de la Trinité en hommage à Gracchus Babeuf, guillotiné le 27 mai 1797 à Vendôme. C'est une allocution forte qui a été prononcée devant une quarantaine de personne et le conseiller municipal Patrick Callu, par l'écrivain Jacques Dahuron. « Chaque fois qu'un enfant, un vieillard, un malade, un infirme souffre ou meurt par détresse, les funestes conséquences de ce mépris de leur droit de vivre font peser une terrible responsabilité sur la société toute entière, mais particulièrement sur tous ceux qui, par leur avidité sans frein, ont retenu par-devers eux plus qu'il ne leur était dû... Pensons aux victimes de la pandémie ici et partout, au refus de libérer les brevets des vaccins, à l'égoïsme des pays riches se gardant pour eux l'essentiel des stocks... et aux supers profits réalisés par les actionnaires de Big Pharma. »
L'orateur a également rappelé qu'un mois avant l'exécution de Babeuf, naissait Adolphe Thiers. Ce même Thiers qui ordonna les massacres de la Semaine sanglante lors de la commune de Paris, le 21 mai, ce qui faisait des « communeux » les héritiers directs de Babeuf. Une gerbe a été déposée au pied de la stèle apposée sur le parvis par le doyen du Cercle culturel vendômois Claude Breton et Emma Gillion.
Cor.NR : Pascal Blondiaux
