Journée professionnelle de l'Hectare

16/02/2021

Un moment de pur bonheur... Jeudi 11 février, la journée professionnelle de l'Hectare en direction des programmateurs de spectacles a permis à ces derniers, comme aux comédiens de se retrouver pendant un court instant, dans un univers essentiel actuellement en proie aux pires difficultés. Le public fut accueilli par Frédéric Maurin, le Directeur de l'Hectare, et Laurent Brillard qui s'est réjoui de revoir du monde au Minotaure, et a tenu à féliciter Frédéric Maurin pour son combat permanent en faveur du spectacle vivant.

Quatre spectacles étaient au programme. En premier lieu, « Mytho Perso » de la Compagnie des Becs Verseurs, joué par Myriam Gautier. Un spectacle d'1/2 heure, intelligent, ludique et profond actuellement en tournée dans les collèges du Vendômois et dont nous avons déjà parlé précédemment (la NR du 9 février).

Puis ce fut le tour de Tantôt, la marionnette du cinéaste Eric Bézy qui vint nous montrer comment il avait tenu sa promesse faîte le 1er décembre dernier (toujours dans les colonnes de la NR) de « sauver le monde ».

Si Tantôt a pris son temps, c'est qu'il n'avance pas à la même vitesse que tout le monde. « Il faut huit heures de prises de vue pour arriver à environ une minute de cinéma », explique Eric Bézy. Tantôt avait pris l'habitude de se promener dans l'espace public, au milieu des gens. Mais entre confinement et couvre-feu, il a découvert que les rues étaient désertes. Il a donc décidé de tout faire pour que nous ressortions.

Un court métrage, donc, d'une dizaine de minutes présenté pour la première fois en exclusivité et qui sera désormais visible dans la salle d'attente du Minotaure et sur la chaîne You Tube de l'Hectare.

Autre spectacle, et autre univers bien que toujours dans le monde des marionnettes avec « Les présomptions - Saison 2 » du collectif Le Printemps du Machiniste qui nous a emmené dans l'univers d'un aéroport international pour assister à des tranches de vie de plusieurs groupes de voyageurs. Des marionnettes au réalisme stupéfiant pour des saynètes tournant autour des relations hommes-femmes. Des propos parfois déroutants qui ont toutefois le mérite de poser des questions d'actualité (et n'est-ce pas finalement aussi le rôle du spectacle vivant) au service d'une mise en scène travaillée et impeccable.

Enfin, la journée s'est terminé avec « L'Univers a un goût de framboise », de la Compagnie Boom. Du théâtre d'objets sous forme de conférence traitant du cosmos et de l'apparition de l'espèce humaine. Durant 30 minutes, Zoé Grossot a réussi à captiver son auditoire à l'aide de différents minéraux, en maniant l'humour, la métaphore et la poésie.

Une belle initiative que cette journée, dont chacun est ressorti plein d'espoir et avec la certitude que le spectacle vivant n'avait pas dit son dernier mot.

Cor.NR : Pascal Blondiaux

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