Pascal Cornec, prêt à rejouer "Petit Pierre"
Pour les Vendômois qui ont déjà eu la chance de voir Le Manège de Petit Pierre, mis en scène par Marion Souillard, Pascal Cornec est l'homme qui déploie pendant la lecture de Claire et Marion tout un bric-à-brac à partir duquel il va lui aussi monter un manège. Une réplique de celui qu'avait imaginé Pierre Avézard dit « Petit Pierre ». « Cela faisait plusieurs fois déjà que je travaillais avec la Wish. J'ai été plusieurs fois figurant sur des projets qui permettaient de mettre en valeur le patrimoine du Vendômois. Un jour, j'ai même remplacé un comédien au pied levé, pour un rôle de pêcheur... »
Pascal a toujours voulu travailler dans le milieu du spectacle vivant. Mais comme beaucoup d'enfants, il s'est longtemps entendu dire que « ce n'était pas un métier ». Freiné dans sa vocation, il aura une jeunesse chaotique dans un quartier triste de la banlieue parisienne. Jusqu'au coup de tonnerre salvateur que fut la naissance de son fils : « Là, je me suis dit que quelque chose d'important venait d'arriver, qu'il fallait que je me décide à vivre une autre vie. Alors, en 1999, j'ai quitté la région parisienne où je ne me voyais pas d'avenir et je me suis installé à Vendôme ».
Et effectivement, c'est une tout autre vie qu'il vivra désormais : « D'abord, j'ai pu élever mon fils correctement. S'il y a une chose dont je suis fier avant tout, c'est bien celle-là. Ensuite, j'ai pu participer comme technicien à de nombreux festival comme le Festival Pouet ou le Festival excentrique. En 2007, j'ai participé à la création du Colosse des Rottes. À la fin de la fête, nous y avons mis le feu, comme prévu. Quand j'ai vu alors les regards émerveillés des enfants comme des parents, je me suis dit que c'était pour cela qu'on devait vivre, pour ces instants de bonheur ».
Dans l'immédiat, Pascal Cornec espère pouvoir jouer encore plusieurs fois Le Manège de Petit Pierre, lors de la prochaine exposition réalisée par l'association Assemblage, et pour le Festival « Appel d'air ».
« Le plus difficile désormais, c'est de relancer la communication nécessaire à tout spectacle et qui est " tombée en panne " à cause du confinement et des mesures sanitaires. »
Cor.NR : Pascal Blondiaux
